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TEMPORADA 2009

 

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Revue de presse 2009
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Galerie photo 2009
INTERVIEW DE JUAN BAUTISTA
  • Juan Bautista, au tout début de l’année 2010, pouvons-nous faire un résumé de la saison 2009 pour les lecteurs de votre site ?
  • Cela n’a pas été une saison facile. Il y a eu des hauts et des bas mais dans les moments difficiles j’ai résisté à la tentation de ne pas me démoraliser. A côté, il y a eu des après-midi vraiment positifs comme Arles à Pâques, Nîmes, Vitoria, Bayonne ou encore les Saintes-Maries-de-la-Mer
  • Cette période est propice aux bilans, aux réflexions sur ce qui c’est passé, aux retours en arrière. Quels enseignements tirez-vous de cette temporada qui correspondait à vos 10 années d’alternative ?
  • C’est vrai que cela a été une année particulière car la dixième depuis mon alternative. Je voulais la souligner par des rendez-vous importants et différents : quatre fois à Madrid, plusieurs mano a mano, Séville, Vitoria, Alicante, Cordoue, Grenade et bien sur la corrida de Miura à Nîmes lors de la Feria de pentecôte.    
  • Vous avez souhaité marquer cette saison par des gestes forts : deux mano a mano avec Sébastien Castella à Arles et Béziers, une corrida de Miura dans le cadre de la Feria de Pentecôte nîmoise et le seul contre six des Saintes-Maries-de-la-Mer. Quel a été votre ressenti à l’issue de ces rendez-vous importants ?
  • Le mano a mano d’Arles a été un très bon après-midi avec de la competencia saine. Nous avons donné le maximum de nous même. La corrida de Domingo Hernandez nous a aidé également en ce sens et les oreilles coupées en ont été les fruits. Ensuite, à Béziers, j’ai eu la chance de toucher un bon toro, mon deuxième, et de lui couper les deux oreilles. Cela m’a permis de sortir a hombros avec Sébastien. Mon rendez-vous avec les Miura à Nîmes a été très particulier car cela se déroulait à Nîmes et puis parce que c’était la première fois que je combattais cet élevage mythique depuis que je suis Matador de Toros. Une meilleure réussite avec l’épée m’aurait permis de couper les oreilles. Mais la sensation a été plus que positive. Et puis pour terminer, le seul contre six des Saintes-Maries-de-la-Mer où cela a été un après-midi très agréable dans des Arènes et une ville dans lesquelles je m’identifie et qui me font confiance depuis que j’ai commencé à toréer. Il y a eu de bons toros de Gallon et Palla, le public était avec moi, m’a soutenu tout au long du déroulement de la corrida et j’ai pu couper un total de huit oreilles. 
miura
  • Question que nous ne pouvons éviter… un nouveau changement d’apoderamiento. Cette fois-ci, vous avez décidé de confier vos intérêts à la société Taurotoro représentée par José María González de Caldas et le Matador de Toros Marcos Sánchez Mejías. Que va vous apporter cette nouvelle union ?
  • En effet, c’est une nouvelle étape qui commence avec eux. Taurotoro est une empresa importante qui a apodéré de nombreux toreros de renom tels que Manuel Diaz « El Cordobés », Salvador Cortés ou Daniel Luque. Nous avons de très beaux objectifs pour cette saison 2010 avec des rendez-vous importants.
  • Egalement, de légers changements parmi les membres de la cuadrilla... Quels sont vos rapports avec eux ?
  • Ils sont très bons. C’est une cuadrilla d’un très bon niveau. Curro Robles remplace César Pérez et Manuel Blandín rentre comme ayuda. La plupart sont avec moi depuis longtemps. En plus d’être de très bons professionnels, ce sont aussi des amis en qui j’ai grande confiance.
  • Question que nous ne pouvons éviter… un nouveau changement d’apoderamiento. Cette fois-ci, vous avez décidé de confier vos intérêts à la société Taurotoro représentée par José María González de Caldas et le Matador de Toros Marcos Sánchez Mejías. Que va vous apporter cette nouvelle union ?
  • En effet, c’est une nouvelle étape qui commence avec eux. Taurotoro est une empresa importante qui a apodéré de nombreux toreros de renom tels que Manuel Diaz « El Cordobés », Salvador Cortés ou Daniel Luque. Nous avons de très beaux objectifs pour cette saison 2010 avec des rendez-vous importants.
  • Egalement, de légers changements parmi les membres de la cuadrilla... Quels sont vos rapports avec eux ?
  • Ils sont très bons. C’est une cuadrilla d’un très bon niveau. Curro Robles remplace César Pérez et Manuel Blandín rentre comme ayuda. La plupart sont avec moi depuis longtemps. En plus d’être de très bons professionnels, ce sont aussi des amis en qui j’ai grande confiance.
jb
  • La tauromachie n’a jamais atteint un niveau aussi élevé. Vous faites parti des toreros importants de ces dix dernières années. Que ressent-on lorsqu’on se trouve au paséo avec deux autres figuras de la taille d’Enrique Ponce, El Juli, Miguel Angel Perera, José Tomas…?
  • Faire le paseo avec eux est un honneur mais aussi une grande responsabilité. En effet, le niveau est extraordinairement élevé et pour triompher à leur côté, il faut donner le maximum. C’est très difficile.
  • On voit également l’émergence de toreros jeunes qui veulent prendre la place des plus anciens, ce qui est légitime au demeurant. Comment voyez-vous, comment ressentez-vous cette compétition ?
  • Depuis deux ou trois saisons, nous avons vu l’apparition de plusieurs très bons toreros. Une nouvelle génération qui arrive fort avec beaucoup de maturité et de technique dès leurs premières années d’alternative. Il est nécessaire qu’il y est un renouvellement et pour moi il est important d’être en compétition avec eux car malgré mes dix années d’alternative, je dois montrer que je peux rivaliser avec eux.
  • Même si vous portez des costumes de lumière qui restent dans la plus pure tradition taurine, ils sortent un peu de l’ordinaire quant aux broderies. Comment choisissez-vous ces costumes qui sont de toute beauté ? Est-ce un choix purement personnel, ou vous laissez-vous guider, conseiller par le sastre ? En avez-vous commandé pour 2010 ?
  • Pour 2010, j’en ai commandé deux de plus pour le moment. J’ai récupéré deux couleurs que j’aime beaucoup et que je n’avais plus portées depuis longtemps. Le Directeur de la sastreria Fermin, Antonio Lopez, m’a bien conseillé pour que chacun de mes costumes soit différent. J’ai hâte qu’ils soient terminés car je pense qu’ils vont être très beaux.  
  • Comme chaque année, vous participez à l’organisation de l’Acoso y Derribo sur la plage des Saintes-Maries-de-la-Mer. Cette manifestation connaît un succès grandissant. Cette fois-ci, vous avez souhaité organiser en plus un Festival Taurin en compagnie de vos amis El Juli, Eduardo Dávila Miura et Matías Tejela. On vous sait très timide et avec beaucoup d’humilité et de discrétion, mais pouvez-vous nous parler de cette amitié qui vous lie à ces trois toreros… même si vous devez avoir également de très bonnes relations avec d’autres figuras…
  • Cette année la réussite a été totale. Les deux journées de l’acoso y Derribo ont été marquées par la présence d’un très nombreux public et une météo des plus favorable. Le Festival Taurin du samedi m’a permis de toréer avec trois très bons copains : Eduardo Dávila Miura, El Juli et Matías Tejela. Même si je m’entends bien avec d’autres toreros, il peut se créer des amitiés, des affinités plus fortes avec tels ou tels toreros. C’est vrai qu’avec Eduardo, Julián ou Matías, le courant passe bien et je crois que le public présent dans les Arènes des Saintes-Maries-de-la-mer l’a vraiment ressenti. C’est une manifestation à part, très chère à mon cœur qui nous permet de toréer dans un endroit magique. J’espère encore longtemps pouvoir participer à son organisation qui met un terme à la temporada en France.   

acoso

acoso

  • Un thème que nous avons rarement abordé avec vous, celui de vos passes temps… Qu’aimez-vous à part les toros ? Où aimez-vous aller ?
  • Quand je termine la saison, j’ai l’habitude de couper pendant un mois pour penser à autre chose, connaître de nouveaux pays avec d’autres traditions, cultures. Je profite d’être avec mes amis, les membres de ma famille et partager des moments avec les personnes que j’aime car pendant la saison, je n’ai pas trop le temps de les voir… C’est assez compliqué. 
  • Que pensez-vous de la conjoncture actuelle de la tauromachie ? Barcelone se trouve en danger, la tauromachie est attaquée… D’après vous, quelle position devons-nous adopter ?
  • Par rapport à Barcelone, il faut être extrêmement vigilant. Je crois qu’une minorité ne peut pas imposer sa vision à tout un peuple. Chacun est libre de penser, d’aimer ce qu’il souhaite. La culture et les traditions  de chaque peuple doivent être respectées. Enormément de politiques, de personnes influentes, d’intellectuels, de professionnels taurins ont su se faire entendre et apporter les bons arguments afin que les décideurs Catalans s’aperçoivent de leurs erreurs.    
  • Tous les toreros sont d’accord pour dire que la tauromachie est aussi un résumé de la vie. Justement parlons-en… Comment voyez-vous son avenir ?
  • Ce qui c’est passé à Barcelone prouve que la tauromachie a un bel avenir tant que serons solidaires et que nous nous battrons pour que l’aventure soit belle. Le projet mené par l’Observatoire National des Cultures Taurines de l’inscrire au Patrimoine Immatériel de l’UNESCO est une grande et riche idée. Cela prouve que lorsque nous nous unissons, les choses peuvent avancer.  
  • Une des grandes préoccupations actuelles, est à juste titre, est le futur de la planète Terre. Les gouvernements ont pris conscience qu’il fallait faire quelque chose pour éviter de connaître le pire, pour laisser aux générations futures une planète dans laquelle ils pourront vivre, habiter et être heureux. Le rendez-vous de Copenhague est crucial pour l’avenir de notre planète. Qu’en pense un torero comme vous ? Quelles idées pouvons-nous apporter à notre niveau ?
  • Il est clair que nous devons œuvrer chacun de nous à notre niveau pour laisser une planète en « bon état de marche » aux générations futures. Chacun de nous doit en prendre pleinement conscience. C’est hyper important et nécessaire. Il est primordial de changer nos comportements et faire l’effort d’y arriver. Je crois que nous sommes à la croisée des chemins. Nous devons y arriver sous peine de voir de très belles choses disparaître…    
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  • Dernière question, rituelle en cette période… Quels sont vos souhaits pour 2010 ?
  • Mes souhaits, sur le plan taurin, sont que tout se déroule pour le mieux pour mes compagnons de cartels et pour moi-même, que les toros embistent afin que nous toreros puissions donner de grands après-midi de tauromachie au public présent dans les gradins. Ma motivation est très grande, j’ai encore plein de chose à réaliser devant les toros, beaucoup à faire pour arriver à mes rêves et vivre ma passion jusqu’au bout. Et qu’enfin, les personnes qui sont contre la tauromachie comprennent notre passion, tradition et culture.
    Sur le plan personnel, la santé et être heureux. Ce ne sont pas des souhaits qui sortent de l’ordinaire mais ils sont tellement vrais.
   

Merci Juan Bautista de nous avoir permis de réaliser cette interview. Nous vous souhaitons le meilleur du meilleur pour 2010. Vous le méritez.
La tauromachie est là, bien présente. Nous devons être fier de l’aimer, de la soutenir comme vous l’avez si bien dit et être fier d’être aficionado. Vous en êtes l’un des meilleurs représentants.

Photos: Magali Ponce Alex

 

 

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