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Compte-rendus des corridas

Compte-rendus des corridas

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Arènes d'ALICANTE (Espagne) - Feria de Hogueras - Mercredi 21 juin 2017 - Toros d'Adolfo Martín

Rafaelillo (silence et ovation), Juan Bautista (oreille et oreille), Manuel Escribano (oreille et oreille)

Juan Bautista a coupé une oreille importante à l'issue de la faena réalisée face à son premier opposant, un toro possédant des qualités mais qu'il fallait pousser. Il toréa lentement, très investi dans la faena et compris le toro à La perfection. Les muletazos eurent de l'épaisseur et de la cadence sur les deux cornes. Après une superbe estocade, il coupa une oreille de beaucoup de poids. Face au cinquième, Juan Bautista toréa avec beaucoup de douceur et de suavité donnant du rythme à chacun des muletazos. Il put mettre en évidence sa tauromachie pure et classique, toréant avec relâchement et assis sur les reins. Il entraîna le toro dans des séries droitières de grandes envergures et transmission. Sur le côté gauche, là où le toro humiliait moins, Juan Bautista su le mettre dans la muleta avec autorité et vibration, transmettant une grande intensité à la faena. Après une grande estocade au second essai, il coupa une oreille,demandée avec force par le public, synonyme de Grande Porte.    

Arènes de SOTILLO DE LA ADRADA (Ávila - Espagne) - Feria de la Trinidad - Dimanche 11 juin 2017

Juan Bautista (deux oreilles et queue symboliques et oreille), El Cid (silence et deux oreilles), Salvador Cortés (silence et deux oreilles)

Juan Bautista aura tutoyé les anges aujourd'hui, à moins que ceux soient eux qui l'aient vouvoyé... Sa prestation face à cet excellent toro Revoltoso, n° 22, de l'élevage de Rehuelga fut une véritable œuvre d'art, inspirée des plus grands maîtres. Juan Bautista s'abandonna complètement, oublia la technique pour se laisser guider par son corps, son âme, et déployer une tauromachie construite sur la base de la pureté, de la profondeur et du dépassement de soi. Lorsque deux artistes se donnent rendez-vous au même moment, le résultat ne peut être que grandiose. Demandez à un peintre de créer une œuvre d'art sans toile ni pinceau... En revanche, remettez-lui les meilleurs éléments, et il saura sublimer la toile. C'est ce qui s'est passé aujourd'hui. Alors que deux jours avant à Madrid, Juan Bautista n'avait pas eu la matière première adéquate, aujourd'hui, le sort en a voulu autrement et il a pu créer une œuvre majestueuse qui a eu comme résultat d'obtenir la grâce de son partenaire. Face au second de son lot, un bon toro de Juan Pedro Domecq, Juan Bautista toréa sur les deux cornes avec beaucoup de profondeur et de relâchement. Juan Bautista est au sommet de son art, sans qu'on puisse lui imaginer un sommet tant sa tauromachie évolue année après année.        

Arènes de MADRID (Espagne) - LAS VENTAS - Feria de San Isidro - Vendredi 9 juin 2017 - Toros d'Adolfo Martín

Antonio Ferrera (silence et applaudissements) Juan Bautista (silence et silence), Manuel Escribano (silence et silence)

Juan Bautista fut très professionnel devant le premier toro de son lot, un animal sans transmission et qui marchait beaucoup. Juan Bautista essaya sur les deux cornes, traçant des muletazos estimables mais devant la fadeur du toro, il dut se résoudre à mettre fin à la faena. Le second de Juan Bautista fut protesté par une large partie du public sans que le président n'accède à la demande. Malgré une ambiance peu propice au succès, Juan Bautista dessina des naturelles de grandes profondeur et lenteur. Sur la corne droite, Juan Bautista parvînt également à toréer avec douceur et suavité. 

Arènes de VIC-FEZENSAC - Feria de Pentecôte - Lundi 5 juin 2017 - Toros d'Alcurrucén et Lozano Hermanos

Curro Díaz (oreille et silence), Juan Bautista (oreille et ovation), Manolo Vanegas que prenait l'alternative (oreille et tour de piste)

Face au premier de son lot, un toro compliqué car développant beaucoup de violence et d'agressivité, Juan Bautista se montra bien au-dessus des conditions de l'animal. Avec technique et métier, il réussit à tempérer le toro avec autorité sur les deux cornes. Après un pinchazo et une estocade a recibir, il coupa une oreille amplement méritée. Avec son second toro, très offensif de présentation, sérieux et imposant, Juan Bautista put lui voler des muletazos à base de savoir faire. Il domina complètement l'animal allant même se placer au milieu des cornes en fin de faena. Il écouta une forte ovation du public qui valorisa l'effort fourni.

Arènes de NÎMES - Feria de Pentecôte - Dimanche 4 juin 2017 - Toros de La Quinta, Parladé, Jandilla, Pedraza de Yeltes, Carmen Lorenzo et Garcigrande

Juan Bautista (deux oreilles, ovation, deux oreilles, ovation, ovation et silence)

Juan Bautista fit vivre un après-midi historique au Colisée Romain de Nîmes. Habillé dans un costume de lumières imaginé par le couturier Christian Lacroix et brodé dans les ateliers de la Sastrería Fermín de Madrid (Espagne), Juan Bautista a donné une grande dimension à l'Art Taurin. Corrida importante lors de laquelle Juan Bautista interpréta la meilleure version de sa tauromachie face aux premier et troisième toros. Faenas faites de profondeur et de pureté qui firent chavirer les Arènes de Nîmes. Il restera de cette corrida exceptionnelle, la décision et l'investissement de Juan Bautista tout au long du spectacle, d'abord face aux toros de Parladé, Pedraza de Yeltes, Carmen Lorenzo et Garcigrande, qui furent quatre toros compliqués, voire dangereux et/ou mauvais. Ensuite, resteront dans les mémoires les deux faenons réalisés aux toros de La Quinta et Jandilla. Deux toros que Juan Bautista a toréé mieux que de salon, en s'abandonnant, en oubliant la technique et laissant son corps s'exprimer avec relâchement, profondeur et pureté. Quatre oreilles de poids, quatre oreilles coupées en cette corrida hommage à Nimeño II à l'occasion de la célébration des 40 ans de son alternative et correspondant à la douzième sortie en triomphe par la Porte des Consuls et la cinquième consécutive.  

Arènes de MADRID (Espagne) - Las Ventas - Feria de San Isidro - Mercredi 24 mai 2017 - Toros de Núñez del Cuvillo

Juan Bautista (silence et ovation), Alejandro Talavante (ovation et oreille), Andrés Roca Rey (silence et silence)

Après avoir reçu le premier de son lot par de bonnes véroniques, Juan Bautista dû en prendre soin par son manque de force et de race. De ce fait, la faena eut peu de transmission. Ensuite, la faena est allée crescendo et Juan Bautista dessina des muletazos sur les deux cornes de grande beauté et pureté avec beaucoup de temple. Certains diront que le toro s'est amélioré au cours du combat alors que c'est Juan Bautista qui grâce à cette faculté qui lui est propre a fait en sorte que le toro puisse aller jusqu'au bout. Tout ce que réalisa Juan Bautista respira la maturité. Il mit un terme à la faena par une bonne estocade. Le second de son lot manquait cruellement de force. Il possédait de la qualité mais aucune transmission. Juan Bautista réalisa une faena de grand niveau, sans se laisser toucher une seule fois les leurres. Les muletazos eurent beaucoup de temple, de douceur et d'importance. Juan Bautista se donna à fond pour apporter de l'intérêt à l'après-midi allant même réaliser un nouveau quite à la cape baptisé la Jalabertiña. Il mit fin à la faena par une estocade a recibir et reçut une ovation du public qui compris l'effort consenti. 

Arènes de SONSECA (Tolède - Espagne) - Corrida en l'honneur de Saint Jean l'Evangéliste au bénéfice de l'Association espagnole de la maladie de Sturge Weber - Samedi 6 mai 2017 - Toros de Jaralta

Juan Bautista (oreille et ovation), Iván Fandiño (deux oreilles et ovation), Cristian Escribano (deux oreilles et deux oreilles et queue)

Face au premier de l'après-midi, un toro sans beaucoup de force, Juan Bautista instrumenta une faena qui est allé crescendo. Prenant soin du toro par des muletazos doux et soyeux, Juan Bautista donna confiance à l'animal qui dura tout le temps de la faena. Les séries sur les deux cornes portèrent le seau de la classe et de la torería. Après un pinchazo, Juan Bautista logea une bonne estocade et coupa une oreille avec pétition de la seconde. Avec le quatrième de la corrida, un animal sans force, ni race et encore moins de transmission, Juan Bautista donna une leçon de comment doit-on toréer un toro ne possédant aucune possibilité de triomphe. Occupant l'espace en torero accompli et donnant de l'importance, Juan Bautista laissa l'empreinte d'un torero en pleine possession de ses moyens. Malheureusement, deux pinchazos et un descabello enlevèrent tout espoir de trophées. 

Arènes d'ARLES - Feria de Pâques - Samedi 15 avril 2017 - Toros de García Jiménez

Juan Bautista (applaudissements après pétition et deux oreilles), José María Manzanares (silence et silence), Andrés Roca Rey (oreille et silence)

Face au premier de l'après-midi, Juan Bautista réalisa une faena qui est allée crescendo face à un toro noble mais juste de force. La faena a été parfaite d'implication et d'intelligence. Il toréa avec douceur et belle manière en étant assis sur les reins. Après une tentative de recibir, il mis un terme à la faena par une autre estocade a recibir. Avec le quatrième, Juan Bautista construit une faena puissante et de grande profondeur. Il enchaîna les séries avec style et inspiration embarquant l'animal dans des arabesques. Baissant la main, toréant sur les deux cornes avec pureté et douceur, Juan Bautista laissa sur le sable de l'Amphithéâtre Romain son empreinte de grand torero. Redondos, luquecinas, changement de mains et profonds muletazos furent dénominateur commun d'une grande faena. Après un pinchazo sur un recibir et une grande estocade a recibir également, Juan Bautista coupa les deux oreilles. 

Arènes de VALENCIA (Espagne) - Feria de Fallas - Samedi 11 mars 2017 - Toros d'Alcurrucén

Juan Bautista (ovation et silence), Fortes (ovation et silence), Álvaro Lorenzo (silence et oreille) 

Le premier toro du lot de Juan Bautista sortit en piste sans s'intéresser aux capes. Juan Bautista réussit à le fixer en lui baissant les mains. Après le tercio des piques pendant lequel il fuit le combat et celui des banderilles lors duquel il démontra de la couardise, Juan Bautista réussit à construire une faena dont l'axe principal fut la détermination et le courage. Il dessina des séries de derechazos méritoires vue la violence dans les charges de l'animal réussissant à le guider au moyen de sa muleta dominatrice y puissante. Sur le côté gauche, le toro développa du danger et Juan Bautista du abréger devant l'impossibilité d'éclat. Juan Bautista acheva la faena par une grande estocade donnée a recibir et reçut une ovation du public de Valencia qui reconnu l'effort fourni. Le quatrième de l'après-midi ne s'engagea jamais dans la cape de Juan Bautista. Après un quite par chicuelinas serrées, Juan Bautista commença la faena au centre de la piste. Le toro chargeait sans classe ni transmission et Juan Bautista fit l'impossible pour mettre en avant le positif qu'il pouvait posséder mais l'animal ne fut pas reconnaissant de l'effort du torero. Juan Bautista réalisa le maximum mais le toro n'avait aucune option due au manque de race.

Arènes d'Ambato (Equateur) - Feria de las Flores y las Frutas - Dimanche 26 février 2017 - Toros de Visthermosa y Mirafuente

Juan Bautista (deux oreilles et oreille), Guillermo Albán (ovation et deux oreilles), Ginés Marín (applaudissements et applaudissements).

Juan Bautista a commencé la saison 2017 par un triomphe sonore en coupant pas moins de trois oreilles lors de la première corrida de la Feria d'Ambato (Equateur). Face à son premier adversaire, il réalisa une faena importante, s'approchant de la perfection. Il embarqua le toro dans sa muleta douce et soyeuse en interprétant sa tauromachie lente et profonde. L'estocade portée a recibir fut la conclusion magistrale à cette œuvre d'art. Avec le second de son lot, Juan Bautista dessina une faena de beaucoup de poids, démontrant maestría, courage et un relâchement dans l'interprétation des muletazos donnés sur les deux cornes. Juan Bautista grâce à ses connaissances et torería, grandit le toro qui s'engouffrait dans sa muleta. La faena fut un modèle du genre, d'une grande émotion. Juan Bautista toréa avec énormément de pureté et de classe, en remplissant de sentiments chaque muletazo qu'il offrait au toro. Le public demanda avec force la grâce de l'animal. Juan Bautista le toréa longtemps, lui donnant tous les avantages mais le président n'accéda pas au souhait des gradins. De ce fait, le toro se décomposa et Juan Bautista dû utiliser le descabello après une demie estocade ce qui ne l'empêcha pas de couper une oreille acclamée par l'ensemble du public.